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action citoyenne, sécurité et citoyenneté
articles de presse sur l'actualité en général et la sécurité en particulier

Un adjudant de Gendarmerie fait usage de son arme de service et blesse mortellement un chauffeur routier:

Paulo #Sécurité
Un adjudant de Gendarmerie fait usage de son arme de service et blesse mortellement un chauffeur routier:
Je ne rentrerai pas dans les détails de cet incident ayant entraîné la mort de ce chauffeur routier.
Ce que je peux dire, en fonction des informations qui sont données, c'est que l'usage d'une arme de service, dans les circonstances rapportées, fait partie de l'usage des armes autorisé et notamment, dans ce cas précis.
Afin de vous éclairer sur les conditions d'usage des armes de service, que ce soit par les gendarmes ou les policiers, vous pouvez vous référer aux textes suivant:
Quels sont les cinq cas où les armes à feu peuvent être utilisées ?
Toujours d’après l’article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure, l’usage d’une arme à feu par des policiers et des gendarmes est possible seulement dans cinq situations bien distinctes et très clairement décrites :
Lorsque des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique sont portées contre eux ou contre autrui ou lorsque des personnes armées menacent leur vie, leur intégrité physique ou celles d’autrui.
Lorsque, après deux sommations faites à haute voix, ils ne peuvent défendre autrement les lieux qu’ils occupent ou les personnes qui leur sont confiées (un privilège réservé aux seuls gendarmes avant 2017).
Lorsque, immédiatement après deux sommations adressées à haute voix, ils ne peuvent contraindre à s’arrêter, autrement que par l’usage des armes, des personnes qui cherchent à échapper à leur garde ou à leurs investigations et qui sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie, à leur intégrité physique ou à celles d’autrui.
Lorsqu’ils ne peuvent immobiliser, autrement que par l’usage des armes, des véhicules, embarcations ou autres moyens de transport, dont les conducteurs n’obtempèrent pas à l’ordre d’arrêt et dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie, à leur intégrité physique ou à celles d’autrui.
Dans le but exclusif d’empêcher la réitération, dans un temps rapproché, d’un ou de plusieurs meurtres ou tentatives de meurtre venant d’être commis, lorsqu’ils ont des raisons réelles et objectives d’estimer que cette réitération est probable au regard des informations dont ils disposent au moment où ils font usage de leurs armes.
Je soutiens donc cet adjudant de Gendarmerie qui est probablement officier de police judiciaire (OPJ), comme le sont la plupart des gradés de Gendarmerie et à ce titre ils connaissent parfaitement les conditions de l'usage de leur arme de service.
Non seulement il a rempli sa mission de protection envers ses hommes, de plus il a maîtrisé un chauffard aux comportements dangereux qui, apparemment, n'est pas un enfant de coeur.
J'entends déjà les hauts cris des défenseurs des droits de l'homme et du citoyen.
Par contre à contrario, je ne les entends jamais, lorsque c'est un gendarme ou un policier qui est tué en service, par des individus qui ont souvent un lourd passé judiciaire.
Je conclurai donc que force doit rester à la loi et s'il le faut en faisant l'usage de leurs armes de service, par les personnes ayant autorité pour le faire.
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